La démarche de l'opposition visait à diminuer les risques de couverture
de certains dérapages dans les communications gouvernementales par le
biais d'un blocage systématique des décisions via les représentants du
groupe linguistique flamand, tous issus de la majorité Open
Vld-CD&V et Groen.
L'opposition MR et sp.a au parlement
bruxellois n'aura pas attendu longtemps pour demander des comptes à la
majorité bruxelloise sur le dossier de la bonne gouvernance, dont elle
a fait un volet de son programme pour les cinq prochaines années à
Bruxelles. La séance des votes organisée, une fois n'est pas coutume,
samedi, a été sensiblement prolongée par un débat au sujet de la
composition du nouveau collège de contrôle des dépenses électorales
restée fermée au sp.a, en tant que représentant de l'opposition
démocratique flamande.
C'est cette commission qui passe au crible les communications
des ministres du gouvernement bruxellois et s'assure de leur conformité
avec la législation sur les dépenses électorales.
Sous la précédente législature, les communications de certains membres
du gouvernement avaient fait grincer des dents dans l'opposition et
gêné certains membres de la majorité aux entournures.
La commission est composée d'onze membre dont, d'office, le(la)
président(e) et le (la) vice-président(e) du parlement en l'occurrence
Françoise Dupuis (PS), et Walter Vandenbossche (CD&V). Un minimum
de trois des onze membres doivent faire partie du groupe linguistique
néerlandophone.
Les décisions (sanctions) doivent être prises à la double
majorité, a-t-on rappelé au MR.
Avant de faire procéder au vote de confiance au gouvernement
bruxellois, samedi après-midi, la nouvelle présidente Françoise Dupuis
a fait procéder à l'élection, à bulletin secret, des 9 membres de la
nouvelle commission restant à désigner. Dix candidats se présentaient
dont Elke Roex (sp.a).
Tour à tour, Elke Roex (sp.a) et Didier Gosuin (MR) ont tenté
en vain de convaincre leurs collègues députés d'accorder suffisamment
de voix à la représentante des socialistes flamands plutôt qu'à la
représentante de Groen! (2 sièges à Bruxelles), arguant du fait que le
sp.a a obtenu autant de sièges (4) que l'Open Vld, la première
formation flamande lors du scrutin du 7 juin dernier.
"Ne commettez pas un acte de mauvaise gouvernance. C'est un mauvais
signal, a notamment affirmé Didier Gosuin à l'attention des députés de
la majorité PS-Ecolo-cdh-Open Vld-CD&V-Groen.
La démarche de l'opposition visait à diminuer les risques de
couverture de certains dérapages dans les communications
gouvernementales par le biais d'un blocage systématique des décisions
via les représentants du groupe linguistique flamand, tous issus de la
majorité Open Vld-CD&V et Groen.
Selon le MR, par le passé, certaines sanctions ont été bloquées par
l'absence de membres (de la majorité) du groupe linguistique flamand au
moment des votes.
Finalement, Elke Roex a obtenu le moins de voix sur son nom. Il
n'y aura donc pas de représentant de l'opposition flamande dans ladite
commission.
Non aux vigiles de la pensée !
Carte blanche relayée par le RAPPEL.
Vous pouvez, vous aussi, co-signer cette carte blanche.
Rédigé le 25 août 2009 dans sans commentaire | Lien permanent | TrackBack (0)